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Chasse à l'Aigle

Image légendaire de l’aigle qui terrasse un loup….

Ici, à l’extrême ouest de la Mongolie, en terre Kazakh, cette culture, ce mythe, cette symbiose entre l’aigle et l’homme est une réalité de tous les jours.

La culture kazakhe est tournée entièrement vers l’aigle, les Burguitchins comme ils sont appelés sont les seigneurs des vallées arides des contreforts de l’Altaï Mongol.

Chevauchant solitaires ou en équipe, ils sont la fierté d’un peuple.


Au confins entre Chine et Russie, à quelques dizaines de kilomètres du Kazakhstan, l’ouest de la Mongolie est peuplé de plusieurs ethnies, Khalga,Tuvas et Kazakhs pour les plus représentatives.

Faisant de Bayan Ulgii, un carrefour de culture qui confère à cette région un attrait tout particulier, mais encore méconnu et préservé de par son éloignement de la capitale.


La culture la plus importante est Kazakhe; venus du Kazakhstan à la fin du 17ème siècles, les Kazakhs peuplent cette zone semi désertique et y ont développés une culture propre, un savant mélange entre culture kazakhe et Mongole, qui crée là, une identité particulièrement forte et un sens de l’accueil très marqué auquel se rajoute une gentillesse permanente qui charmeront.


C’est dans ce pays rude et sauvage que les Kazakhes pratiquent et perpétuent le culte de l’aigle….la chasse à l’aigle.

La chasse à l’aigle est pratiquée en Mongolie depuis des siècles, on dit même que Chinggis Khan entretenait plus de 100 aigles pour ses chasses. De nos jours le peuple Kazakh de l’ouest du pays est le seul à perpétrer cette pratique dont les origines se perdent dans la nuit des temps.

Les Burgitchin, chasseurs, mais aussi dresseurs, vivent en étroite relation avec leur aigle, une symbiose avec l’animal, entre respect et soumission….sans vraiment savoir qui se soumet à l’autre….


La chasse à l’aigle.


La chasse à l'aigle est une tradition très ancienne des peuples ou tribus de cavaliers uniquement. Le chasseur doit pouvoir se déplacer rapidement avec son aigle, et grimper en hauteur, il doit aussi être prêt à aider son aigle si besoin, seul le cheval donne cette rapidité et souplesse de mouvements.
Le peuple Kazakh installés à la fin du 17ème siècle à l'extrême ouest de la Mongolie perpétue encore aujourd’hui cette chasse traditionnelle.
Les aiglons sont capturés au nid, généralement durant l’été.


Le chasseur repère au printemps, un nid d’aigle et doit attendre que l’aiglon soit suffisamment mature pour pouvoir l’enlever à ses parents, sans toutefois qu’il ait terminé de mettre son plumage.


Capturer l’aiglon fait partie de la tradition et reste un moment fort de la relation que va entretenir le chasseur avec son aigle.

Les nichées sont généralement de 2 aiglons et très souvent un seul survivra; les chasseurs tentent de capturer l’aiglon au moment où ils sont encore 2 dans le nid, choisissant de préférence une femelle, réputées comme étant plus agressives que les mâles.

Ramené au camp, l’aiglon est capuchonné et posé sur un perchoir ne lui permettant pas de s’endormir, dans le but de lui faire perdre ses repères et aussi de vaincre sa résistance.


L’aiglon est nourri comme le font ses parents, ce qui doit rassurer et limiter le stress généré par sa capture, l’assimilation se fait alors doucement et la relation entre l’aiglon et le chasseur commence à s’établir.


Les mois suivant, le dresseur lâche son aigle vers des bouts de viande posés à quelques mètres, l’aigle restant arraché à la patte par une longe.

L’utilisation de la longe sera nécessaire jusqu'à ce que l'aigle revienne de lui-même vers le dresseur. Le dresseur passe une large partie de la journée à entretenir les relations avec son aigle, le nourrir, l’entraîner à chasser, lui laissant de plus en plus de liberté, le reste du temps, l’aigle est placé dans un endroit assez sombre pour conserver son acquitté visuelle au maximum.


Ainsi il y a dans les cabanes ou yourtes des familles kazakhes, un coin bien particulier destiné à l’aigle, pour lui réserver aussi le plus de tranquillité possible et parfois une yourte entière lui est destinée, il n’est pas rare non plus qu’une famille possède plusieurs aigles.
L’entraînement dure plusieurs mois, avant que l’aigle ait acquis suffisamment d’expérience pour sa première chasse.

Les jeunes aigles sont alors lâchés sur du petit gibier, très souvent sur des lapins ou lièvres, viendra plus tard la chasse au renard.

En fin d’été et automne, le chasseur, affine le dressage, pour que son aigle soit prêt pour sa première chasse.

A Ulgii, la chasse à l’aigle est pratiquée d’Octobre à fin Février, l’aigle est alors en plein plumage et la fourrure du gibier étant aussi de bien meilleure qualité.

La première chasse pour un aigle est un moment très important dans la vie et la culture Kazakhe.

Les Burguitchins partent à cheval, tenant leur aigle sur le poing. Ils se dirigent vers un point d'où le rapace pourra surplomber toute la vallée.
Les aigles restent encapuchonnés jusqu'au moment du départ de la chasse. Dans le fond de la vallée, les rabatteurs frappent sur leur manteau, font du bruit pour débusquer renards et lièvres.


Le chasseur enlève alors le capuchon qui empêche l’aigle de voir, en quelques secondes sa vue s’adapte à la lumière et il reprend toute son acquitté, qui est presque 10 fois supérieure à celle de l’homme.

Le chasseur maintient son aigle par un petit mien attaché à sa patte, pour l’empêcher de s’envoler et attends qu’il ait aperçu le gibier.

L’aigle est alors « lancé » sur sa proie. L’aigle plane, puis descend en piquée vers l’animal, sa vitesse peut atteindre 150km/h.


Juste avant l’impact, l’aigle se redresse et freine son vol, il s’empare de sa proie à la base du coup, la paralysant avec la pointe de ses serres qui exercent une pression de plus de cent kilos par centimètre carré.

Les serres pénètrent dans les vertèbres et dans la cage thoracique de la proie, le coup fatal étant généralement asséné avec le bec puissant du rapace.
Le chasseur doit alors descendre de la colline au plus vite pour récupérer la proie et récompense son aigle en lui offrant un morceau de viande, avant que l’aigle n’abîme trop l’animal.


Les Kazakh ne gardent leurs aigles de chasse que sept ou huit et rendent la liberté leur aigle pour qu’ils puissent reproduire.
Une fois leur aigle est rendu à la vie sauvage, les burguichins repartent dans les montagnes, trouvent un autre aiglon et reproduisent ces gestes ancestraux et perpétuent ainsi ce savoir faire qu’ils transmettront ensuite à leurs fils.


L’aigle chassant un loup…..


Le mythe, la légende ou réalité…

De nombreux récits et anciens manuscrits, parlent de cette chasse, la chasse suprême, ou le seigneur du ciel, terrasse le seigneur des steppes, Cette chasse était pratiquée généralement dans les vastes plaines d’Aise, où les chasseurs pouvaient d’abord poursuivre l’animal à cheval et ainsi l’affaiblir à la course, avant que les aigles soient lancés sur lui.

C’était une époque ou le risque de perdre un aigle n’avait pas d’importance….

Une époque où la fourrure d’un loup était précieuses pour fabriquer des vêtements nécessaires à faire face aux rigueurs des hivers, il s’agissait alors de la survie d’une tribu.


De nos jours, les burguichins Kazakhs hésitent beaucoup à chasser le loup avec leurs aigles et pratiquent leur art sur d’autres gibiers, principalement le renard et le lièvre.

Chasser le seigneur des steppes demande d’avoir un aigle très puissant, suffisamment agressif et surtout ayant une énorme expérience.

Le loup est puissant et dans la bataille, même si l’aigle prends le dessus dés l’impact, il a de fortes chances de se faire blesser et même minime, une blessure à la patte, à une serre ou un tendon rendra l’aigle incapable de chasser par la suite.


Même si cela se pratique de temps en temps, les chasseurs prennent d’énorme précautions, chassant un loups avec 2 aigles, ou alors choisissant un loups jeune et en ayant la certitude qu’un rabatteur pourra intervenir assez vite auprès des aigles et abattre le loup pour éviter tout risque de blessure sur le rapace.


Votre séjour.


Les chasses se déroulent après la chute de la première neige, votre séjour se déroulera donc en plein hiver dans les contreforts de l’Altaï.

Des paysages incroyablement beaux, mais aussi un froid vif et mordant et même si l’air est particulièrement sec, rendant le froid moins pénétrant, il faut s’attendre à des températures basses.

Il est aussi recommandé de savoir monter à cheval, même si cela n’est pas un véritable impératif.


Les hébergements se feront aussi uniquement en famille, laissant très peu de chance pour une quelconque intimité.

Mais laissant aussi d’immortels souvenirs, des moments d’échange, de partage et de découverte uniques.


Le but de ce séjour est certes de vous faire découvrir et participer à la chasse à l’aigle, mais aussi de vous proposer une immersion dans le monde des Burguichins Khazakh de Mongolie.

L’accueil de ce peuple, la gentillesse et la gaieté permanente de vos hôtes kazakh vous offriront des moments intenses, qu’il vous faudra savoir sentir et apprécier….

A Bayan Ulgii, l’hiver est rude et agressif mais nul doute que sous les yourtes ou dans les maison en torchis, l’accueil Kazakh réchauffera le voyageur qui saura apprécier l’intensité des moments présents.



J1 : Réception à l’aéroport

Rencontre avec notre équipe.


J2 : Vol domestique pour rejoindre Ulgii, chef lieu de l’aimag (province) de Bayan Ulgii.


Bayan Ulgii est l’aimag le plus à l’ouest du pays, frontalier avec la Chine et la Russie, c’est le territoire kazakh avec 80% de la population alors que dans le reste du pays, ils ne représentent que 5%.

Au pied de l’Altaï vit aussi une autre minorité du pays, ce sont les Tuvas, ethnie turcophone et shamaniste, elle est constituée de moins de 2 000 personnes. C’est l’aimag le plus montagneux du pays et la frange de steppes, zones désertiques et collines qui longent le massif de l’Altai est assez étroite.

Ulgii est une ville créée en 1921, on y trouve à peu prés tout, commerces, banques, hôtel et guest-house, théâtre, un beau musée présentant la culture Kazakh, un temple et bien sûr une mosquée, les Kazakhs étant musulmans.

La plus connue des manifestations Kazakhs et certainement, celle qui incarne le mieux cette culture, est la chasse à l’aigle.



Un peu plus de 4 heures d’avion pour une traversée d’une moitié du pays, sur 1 700 km.

Arrivée à Ulgii en début de matinée, Kaderbeck sera là pour vous accueillir.

Petit déjeuner, puis Kaderbeck, vous fera visiter le coin, la ville, les alentours… Ulgii est une ville surprenant, plantée au bord de la rivière, une ville d’une autre « âge ».

…Dés l’atterrissage sur la piste en terre battue, on sent qu’ici la vie est autre….




Soirée avec votre hôte, Kaderbeck.

En bon kazakh et fier de ses origines, il ne manquera pas de vous faire découvrir sa culture, sa musique….




J3 : Départ pour Sagsai.

Sagsai est un petit village perdu au milieu d’immensités.

C’est non loin du hameau que se trouve la yourte d’Amarbeck, Kazakh et dresseur d’aigle.




Rencontre avec cette culture venue du fond des âges.

Seul le chasseur s’occupe de l’aigle, lui seul le nourri et sous la yourte tout le monde parait respecter le lien qui unit les 2 partenaires.




Soirée sous la yourte avec vos hôtes.


J4 : Départ pour Ulaan Khuus.

Ulaan Khuus est un autre sum, ou village en Mongol, lui aussi perdu entre vallons et rivières.

Vous serez accueilli dans la maison typique de Murat.

Dans cette région ou rares sont les arbre, les habitants ont mis au point une technique pour construire leur briques, « blocs » comme ils appellent cela, et construisent leur habitations en utilisant ces « blocs » et quelques rondins de bois.




Murat est aussi Burguitchin, comme l’était son père, son grand-père et le grand-père de son grand-père…..on naît Burguitchin.

En compagnie de Murat vous pourrez voir cette complicité, cette symbiose entre l’homme et son aigle.




Mais l’homme reste très fier de cet héritage et n’en dévoilera qu’une partie…… reste à vous le soin de savoir mettre Murat en confiance pour qu’il en dise un peu plus…



Soirée avec la famille de Murat.

J5 : Ulaan Khus – Préparation pour la chasse.

Rencontre avec toute l’équipe des chasseurs et certainement quelques rabatteurs, longues discutions, bavardages, chacun doit savoir ce qu’il aura à faire…Puis, le plus important, « où aller ? » car le gibier bouge, change de vallée en fonction des vagues de froid, des vents dominants…de la présence de prédateurs.

Il faudra de longues heures de palabres avant de clôturer les préparatifs.

La soirée sera certainement bercée par des chants kazakhs entonnés

entre 2 mets locaux.




Nuitée sous la yourte, en compagnie d’une partie de l’équipe…vos rêves vous entraîneront sûrement à grand galop, dans la steppe…aigle au poing…attendant que le loups soit suffisamment éreinté pour lancer votre rapace sur lui….




J6 : Départ pour la chasse.

C’est avec toute l’équipe des chasseurs, vous vous rendrez sur le secteur ou sera organisé la chasse.

Les chasses se déroulent à cheval, c’est donc à cheval, telle une horde sauvage que votre aventure Kazakh débutera.




J7, 8, 9 & 10 : Chasse à l’aigle

Pour cette partie, seul les burguichin ont leur mot à dire, ce sont eux qui organiseront la chasse, choisiront les endroits, les familles chez qui dormir, etc…

Il s’agit bien d’un séjour authentique où les chasseurs pratiquent leur art en toute liberté, il vous faudra donc vous plier quelque peu à leurs souhaits et la programmation du séjour ne peut déterminer à l’avance les diverses conditions, météo, gibier et autres qui seront les critères pris en compte pour ces 4 jours d’aventure Kazakhe.






Une expérience unique et exclusive à vivre en compagnie de nos amis burguichin kazakhs, de votre guide traducteur local, de votre chauffeur….

Au milieu de paysages grandioses.

Des moments et des images qui resteront gravées dans votre mémoire… sLes aigles chassent le lièvre, le renard, les jeunes loups et l’antilope, en fonction des saisons.

Le soir du « Jour 10 », retour vers Ulaan Khus.

Soirée festive pour célébrer la fin de cette chasse….en espérant qu’elle aura été fructueuse.


J11 : Retour vers Ulgii

Il sera certainement un peu dur de quitter vos amis chasseurs…

Retour vers Ulgii, retour vers la civilisation et ce qui vous paraîtra être le confort.

Installation chez Kaderbeck et festivités locales pour cette dernière soirée en territoire Kazakh.




Les kazakhs ont le sens de la fête et il ne tiendra qu’à vous de les suivre dans leur monde.


J12 : Retour vers Ulaanbaatar.

De bonne heure, départ pour l’aéroport et arrivée à la capitale en début d’après midi….avec un décalage horaire de une heure.

Installation à l’hôtel et après-midi relax pour vous laisser le temps de revenir à la réalité.

En fin d’après-midi, RDV avec votre guide pour aller diner.


J13 : Journée à la capitale.

Journée ente visites et achats de souvenir, passage au marche local, véritable poumon de la ville.

Dernière soirée en Mongolie…fêtée comme il se doit.


J14 : Vol international

De bonne heure, départ pour l’aéroport et si tout va bien arrivée à Paris le jour même.

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